Corryza

Le coryza s’appelle catarrhe nasal ou pasteurellose en langue technique. Cette affection est causée par une bactérie appelée Pasteurella multocida et la bactérie Bordetella ou encore la Morganella Morganii peut parfois jouer un rôle dans certains cas (particulièrement en cas de pneumonie). C’est une maladie qui est considérée comme très contagieuse. Il ne s’agit pas seulement d’un microbe nasal (du nez), car l’infection peut aussi causer des pneumonies, des abcès ainsi que des infections génitales, oculaires et des labyrinthites. 

Facteurs a risque :

Transmission:
Les lapins contractent l’infection par le contact direct avec des lapins infectés ou un environnement contaminé, comme de la nourriture, une litière ou des bouteilles d’eau communes. Malheureusement, certains lapins porteurs continuent de propager les bactéries après s’être remis de la maladie. Les lapins stressés (surpeuplement, températures extrêmes, naissance ou parturition), qui ont récemment été transportés, ou les très jeunes lapins sont les plus susceptibles.

Les symptomes:
Le coryza peut provoquer des sécrétions abondantes claires ou épaisses (pus) s’écoulant du nez et des yeux. Souvent, des sécrétions salissent la fourrure sur la partie antérieure des pattes et le ventre parce que le lapin tente de se défaire des sécrétions sur le visage. L’infection peut progresser rapidement et s’aggraver, provoquant une infection sanguine (septicémie) qui peut tuer un lapin en deux jours. À l’extrémité opposée, l’infection peut se présenter sous forme d’affection chronique de faible gravité qui perdure pendant des semaines. La présentation la plus courante se situe entre ces deux extrémités où un « rhume » soudain se développe. Des symptômes tels un mauvais appétit, l’abattement, la toux, les éternuements et des difficultés respiratoires peuvent être présents.


Le traitement :
Le traitement de cette affection exige le recours aux antibiotiques, des soins de soutien et une bonne hygiène environnementale jusqu'a disparition des symptomes. Les lapins doivent être isolés lors du traitement, afin d’éviter la transmission de l’infection. Vous devrez recommencer ce traitement aux premiers signes de rechute. Il existe plusieurs sortes d'antibiotiques, il faut parfois en tester plusieurs pour trouver celui qui convient. La pénicilline G est elle aussi utilisée dans certains cas (uniquement en injection car elle est toxique par voie orale) Il peut aussi prescrire des inhalations ou nébulisations (aérosolthérapie), elles ne sont pas toujours efficaces et peuvent causer des dégâts. Ne faites pas d'inhalations sans l'autorisation de votre vétérinaire. Evitez absolument les courants d'air et le stress. Si l'infection est importante et persistante vous pouvez effectuer un test pour déterminer quelle bactérie est responsable de l'infection et trouver le meilleur traitement

Les personnes s’occupant de lapins devraient aussi se laver les mains entre les manipulations d’animaux, et il est préférable de porter des gants, un « sarrau » et une différente paire de souliers avant de pénétrer dans l’aire où sont isolés les animaux malades. Le sarrau peut être une vieille chemise propre de très grande taille. De simples précautions, comme ne pas laver les plats dans un même évier, peuvent aussi aider à contrôler la propagation de la maladie. Les espaces devraient également être physiquement séparés afin que les bactéries projetées par aérosols durant les éternuements ne puissent pas atteindre le clapier suivant. Un désinfectant devrait être utilisé pour bien nettoyer les surfaces après le lavage. Votre vétérinaire peut vous conseiller sur le meilleur choix. Dans des cas graves, l’euthanasie peut être recommandée. L’euthanasie pourra aussi être recommandée dans un établissement d’élevage afin d’aider à contenir une poussée.

Prévention :
À titre de mesure de prévention dans un établissement d’élevage, les femelles gravides et leurs nouveau-nés devraient être gardés à l’écart des autres lapins. À l’arrivée d’un nouveau lapin dans une maison ou un clapier, le nouvel arrivant doit être isolé pendant un certain temps, au cas où il serait porteur de la maladie. Une analyse des sécrétions nasales peut maintenant être effectuée pour identifier les porteurs, et, idéalement, le nouveau lapin devrait être soumis à ce test avant l’achat.
Communiquez sans tarder avec votre vétérinaire si vous soupçonnez que votre lapin puisse souffrir de coryza. Un traitement rapide offrira le meilleur pronostic de guérison. Votre équipe de soins de santé peut aussi vous fournir une thérapie antibiotique particulière, des recommandations de soins et des protocoles particuliers de nettoyage de l’environnement. Ce ne sont pas tous les vétérinaires qui traitent les lapins et il vous faudra communiquer avec quelques cliniques locales au besoin afin de vous assurer que votre vétérinaire connaisse bien cette espèce.


Bordetellose

La bactérie Bordetella bronchiseptica est fréquente chez le lapin mais presque sans danger pour sa santé, elle provoque en revanche de gros problèmes respiratoires chez le cobaye. Cette pour cette raison que la cohabitation lapin /cobaye est fortement déconseillée.Un lapin sain peut transmettre la maladie et tuer le cobaye.

Pasteurellose

La pasteurellose n'est pas la maladie la plus fréquente mais elle est tout de même assez courante surtout sous sa forme respiratoire. Les lapins de garenne ne transmettent pas cette maladie, c'est principalement une maladie d'élevage. C'est pourquoi votre lapin peut être contaminé dès son achat. Il peut aussi être porteur sain et ne déclarer la maladie que plus tard après un stress ou à cause de mauvaises conditions d'hygiène :

  • mauvaise ventilation de son habitat (cage en plexi)
  • litière irritante (copeaux de pin ou cèdre)
  • changement brutal de température

On peut l'identifier en réalisant un prélèvement des sécrétions. Elle est très contagieuse, le contamination se faisant principalement par éternuements, il faut séparer les lapin d'au moins 2 m. Si possible ne les mettez pas dans la même pièce.

Dans le cas d'une pasteurellose l'apparition d'abcès en plus des symptômes respiratoires est tout à fait possible

Myxomatose respiratoire

Il existe une forme respiratoire de la myxomatose, elle peut provoquer des pneumonies. Le traitement antibiotique est identique à celui de la myxomatose classique, le pronostic n'est pas bon.

Morganella Morganii

Cette bactérie est peut fréquente mais elle  doit être prise en compte car elle peut être transmise aux personnes immunodéprimées. C'est une bactérie résistante aux pénicillines.

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